Publié par : tourismedentaire | 21/04/2011

TRICYCLES … ELECTRIQUES ?

DES TRICYCLES  …  ELECTRIQUES !
Manille est une ville extrêmement polluée, la qualité de l’air y est déplorable et cette pollution est visible à l’œil nu.

Pour cela il vous suffit d’approcher le centre de Manille, au petit matin, avant que le soleil ne tape ! Que vous arriviez par le sud, le nord ou par l’est, par l’ouest cela sera difficile, sauf si vous arrivez en bateau, car à l’ouest la baie, vous remarquerez comme une sorte de cloche à fromage qui recouvre le centre de la Mégapole. Une cloche à fromage qui serait grise, dense, presque palpable … la pollution de Manille.
La principale cause, responsable à 80 % de cette pollution de l’air de la capitale, les transports, plus spécifiquement les transports en commun.

Que ce soient les autobus, les jeepneys ou les ‘’tricycles’’, tous contribuent à la détérioration de la qualité de l’air que respirent chaque jour les 12 millions d’habitants et les quelques milliers de visiteurs de la capitale des Philippines
Si je passe une journée, une seule journée à Manille, j’en reviens avec des maux de tête et la gorge qui me pique … dans le meilleur des cas.

Bonne nouvelle … à la condition que cela ne soit pas qu’en phénomène d’annonce, de mode, de tests, d’essais, de projet sans suite, de moyen de faire rapidement de l’argent ou de la démagogie, le Président Aquino et son cabinet semblent vouloir prendre le taureau par les cornes.
Gros titre de GMA-news : les Philippines veulent remplacer les millions de tricycles qui circulent avec des moteurs fonctionnant à l’essence par des versions électriques, ceci étant un des moyens proposés afin de réduire la pollution causée par l’actuel parc des véhicules de transport en commun.

Le tricycle c’est cette motocyclette, en général de 125 ou 150 cc, équipée d’une sorte de side-car sur le côté droit et qui sert de transport en commun sur de courtes distances. En fonction des régions, le tricycle prend des formes différentes et peut transporter de 4 à … x passagers, il n’y a pas vraiment de limite. Cet engin, difficile à conduire est relativement dangereux. Pas de frein sur la roue du side-car, à l’accélération le tricycle à tendance à tourner sur la droite et au freinage sur la gauche. Très souvent le frein avant est inexistant et le frein arrière est loin d’être efficace du fait du poids très élevé de l’attelage.

Dans un premier temps le Gouvernement a l’intention de remplacer 20.000  tricycles, parmi ceux qui circulent sur les voies secondaires de la capitale et éventuellement, en fonction des résultats, étendre le projet à l’ensemble du territoire. Annonce faite par le Président Aquino lors d’un speech devant un parterre d’employés gouvernementaux le vendredi 15 avril 2011.

Il ajoute souhaiter que ce schéma puisse permettre au pays d’économiser annuellement des dizaines de millions de dollars sur les importations d’hydrocarbures.

Ceci peut-être en partie réalisable à la condition que : l’électricité, produite et destinée à recharger les batteries des tricycles, soit issue de centrales, au charbon (pollution), hydro ou au gaz naturel. De plus j’émets une certaine réserve dans la mesure où la capacité de production actuelle d’électricité est limitée et que, sans tenir compte de ce surplus de demande, nous risquons fort de subir une pénurie dans les prochaines années.
Ce projet est un plan à long terme visant à détourner le secteur des transports en commun d’utiliser l’essence et le diesel au profit d’énergies alternatives comme le gaz naturel, l’électricité ou les moteurs hybrides.

« Je souhaiterai voir le jour où tous les véhicules de transport publique … utiliseraient des énergies alternatives, libérant par là même le secteur des transports de la menace de variations du prix des carburants et de la responsabilité du haut niveau de la pollution de l’air et de la santé des citoyens ! »
Espérons que cela ne soit pas un : « I had a dream …  ».

Le Président Aquino n’a donné aucun agenda, aucune date, pour ce programme qui a officiellement été lancé la semaine dernière, quand 20, de ce que l’on nomme des e-trikes, ont roulé pour la première fois sur les rues de la banlieue de Manille.

L’ADB, la Banque Asiatique de Développement, qui a financé le stade initial du projet, dit que les émissions du secteur des transports comptent pour 30 % de toute la pollution aux Philippines.

A Manille seule, 80 % de la pollution atmosphérique est générée par les émissions de véhicules. Une grande part de cette pollution pouvant-être attribuée aux seuls véhicules de transport publique, véhicules obsolètes, inefficaces et non-efficients.

Si le jeepney pouvait avoir sa place après la seconde guerre mondiale, il est depuis,  devenu un dinosaure, polluant, bruyant, dangereux et inefficace.

Sohail Hasnie, un spécialiste de l’énergie dit que 3,5 millions de tricycles opèrent de nos jours. Ceux-ci émettent plus de dix millions de tonnes de gaz carbonique et brûlent plus de 5 milliards de dollars en carburant.

Chaque fois que l’on va mettre 20.000 e-trikes dans les rues de Manille, ce sont 100.000 litres d’énergie importée qui seront économisés chaque jour, soit 35 millions de US$ chaque année.
Même si les tricycles électriques, qui utilisent des batteries au lithium, sont d’un prix à l’achat (beaucoup) plus élevé, les anciens tricycles à moteur thermiques sont (seraient) deux fois plus cher en terme de maintenance dans le long terme.

Selon l’ADB, les émissions globales d’un e-trike, fabrication, opération … devraient être inférieures à 25 % des émissions actuelles d’un tricycle à moteur thermique.

ADB serait en pourparlers avec le Gouvernement afin d’obtenir un support pour l’extension du projet.
Mes impressions : pas de chiffres donnés … à combien revient le kilomètre parcouru avec un chargement moyen ? Vitesse maximum atteinte, pour l’utilisation éventuelle en province ? Combien coûte un e-trike à l’achat ? Durée de vie moyenne et prix des batteries ? Combien de km parcourus avec les batteries chargées, coût d’une charge de batteries, etc.

Dossier par trop incomplet pour avoir une idée précise de l’impact économique que pourrait avoir le remplacement des actuels tricycles par des e-trikes.
J’essaie de contacter la société Sohail-Hasnie pour plus de précisions.
S’il s’agit d’une société !

Il semblerait, sous réserve de plus amples informations, que Sohail Hasnie soit un ‘’Senior Energy Specialist’’ de l’ADB, la banque Asiatique de Développement.

L’ADB souhaite investir un milliard de dollars annuellement dans les ‘’Clean énergies’’. Y’a du fric à pomper !
Je tombe presque chaque fois sur error 404, file not found, lorsque je recherche des informations sur Sohail Hasnie et le projet de e-trikes. Cf.  pipl.com.

Expériences, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.


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