Publié par : tourismedentaire | 17/09/2012

APRÉS LE MARIAGE … AUX PHILIPPINES !

Eh oui, que se passe-t-il après le mariage ?

Vous vous souvenez de l’histoire d’Alan, ce jeune homme européen venu marier sa Pinay rencontrée sur le net ?

Un petit résumé pour vous remettre dans le contexte de l’histoire.
Alan, notre jeune homme de 39 ans rencontre Rhina sur la toile et après quatorze mois de correspondances, de conversations téléphoniques et de longues sessions de webcam, l’ami Alan vient voir sa belle.

Rencontre de la famille, petit voyage d’amoureux sur Bohol et Siquijor, tout se passe pour le mieux et huit mois plus tard, le temps de préparer les documents, notre ami revient aux pays des 7.107 îles afin de marier sa ‘’Rhina’’.

Mariage religieux, après quelques formalités et … Alan repart seul dans son pays.
Oui, ils sont officiellement mariés, mais cela n’autorise pas Alan à emmener celle qui est maintenant son épouse dans son pays.

Lui est obligé de rentrer, son job de fonctionnaire ne lui permet pas de prendre autant de vacances autant de fois qu’il le souhaiterait. Donc le voilà de retour seul et un peu frustré ; un jeune marié déjà privé de son épouse.

Cela ce passait il y a quelques années et  Alan va se battre pendant quatre mois avec les administrations de son pays, interpellant même son Sénateur, avant enfin, de pouvoir faire venir son épouse.

Elle va enfin pouvoir le rejoindre … cinq mois après le mariage.

Ceci c’était il y a quelques années.
De nos jours et pour un Français qui souhaiterait faire venir sa ‘’Madame’’ il lui faut compter de cinq à six mois pour l’obtention du livret de famille et ajouter deux à trois mois supplémentaires pour l’obtention du visa. Frustrant quand on sait ce qui se passe par ailleurs pour des immigrés qui se trouvent plus ou moins en situations irrégulières sur le territoire national.
Sans commentaires !

La lune de miel se passe merveilleusement bien suivie d’une période d’ajustement un peu plus difficile à vivre.

Ils ont chacun une vision un peu irréaliste de ce qu’ils attendent de leur nouvelle vie et les attentent ne sont pas toujours les mêmes. Cela va prendre plus d’un an pour que les ajustements se fassent et qu’ils trouvent un terrain d’entente sur presque tout.

Rhina, bien entendu, ne peut en quelques mois oublier tout son passé et sa famille, les Philippines lui manquent. De son côté Alan est troublé par la tristesse de sa jeune épouse.

Néanmoins, Rhina va peu à peu s’adapter à son nouvel environnement, à sa nouvelle vie.
Elle se fait de nouveaux amis, certains sont des Philippins, mais pas tous et s’occupe à re-décorer la maison d’Alan, maison qui est également la sienne maintenant.

Cette nouvelle décoration inclue des images de la vierge et quelques autres bondieuseries bien philippines.

Bien qu’ayant deux religions distincts, lui est Protestant, elle Catholique, ils fréquentent les deux églises ensemble. Rhina accompagne Alan au Temple et ce dernier est aux côtés de son épouse lors des offices à la Cathédrale.

Si Alan songe sérieusement à se convertir à la religion Catholique, il n’est pas question pour Rhina de changer de foi, pas question pour elle de se convertir au protestantisme. Ils en ont longuement discuté et la décision a été prise en commun, Alan va se convertir à la religion de son épouse.

Alan sait maintenant où se trouvent les plus proches épiceries asiatiques et il achète le riz par sacs de 25 kilogrammes. Manger du riz, cela doit être inscrit dans les gênes de la Pinay.


Si certains d’entre vous, mariés à des Pinay(s), ont réussi à leur faire oublier le riz, pour les pommes de terre par exemple, faites le moi savoir, un scoop comme celui là je ne voudrais surtout pas le manquer.

Alan commence à apprécier les plats philippins préparés par Rhina et cette dernière s’est également lancée dans la réalisation des petits plats préférés de son mari.

N’ayant jamais utilisé de four auparavant, certaines expériences (catastrophiques) ont été nécessaires durant la phase d’apprentissage. Mais, ça y est presque, après deux ans elle est passée maître dans l’utilisation du four ainsi que de quelques autres appareils avec lesquels elle ne se trouvait pas à l’aise lors de son arrivée. C’est le cas du toaster, du four à micro-ondes, des mixers, du lave vaisselle et d’autres.

Même si elle a appris à se servir du lave linge et du séchoir, appareils qu’elle apprécie parfois, elle continue à laver la presque totalité du linge à la main. Encore une histoire de gênes ?

Un point très important et qui doit absolument être réglé dès le début du mariage.
Combien envoyer à la famille restées aux Philippines et comment régler le problème des incessantes demandes financières qui ne vont pas manquer d’être faites.

Alan et Rhina se sont mis d’accord pour faire parvenir € 250 mensuellement et cela  doit inclure toutes les dépenses de la famille, à eux de gérer ce montant. Pas moins, pas plus.

Car cela vous n’y couperez pas, la Pinay qui se trouve à l’étranger se doit de supporter, partiellement tout du moins, se doit d’aider financièrement la famille restée au pays des 7.107 îles.
Aller contre cette tradition et votre ménage ne va pas tenir longtemps.

Souvenez-vous que lorsque vous épousez une ‘’Pinay’’, vous épousez également un peu la famille.

Ce montant doit servir à couvrir partiellement la nourriture, les factures et les frais scolaires des nombreux enfants. Mais partiellement, pas question pour la famille restée au pays de se croiser les bras à ne rien faire au prétexte que leur fille est mariée avec un ‘’Kano‘’.

En cas d’urgence, un dépannage peut être consenti, mais il sera déduit, par exemple sur un an.
Ce fût le cas une fois avec l’hospitalisation de la mère de Rhina et pendant plus d’un an le montant mensuel envoyé a été réduit à € 200.

Durant la seconde année de leur mariage ils ont été à de nombreuses reprises sollicités par un de frères de Rhina pour l’achat d’un tricycle, d’un jeepney ou d’un stock pour monter un Sari-sari store. Ils n’ont jamais cédé aux demandes, même si cela a parfois créé des tensions dans le couple.

Dans la troisième année de leur mariage, Rhina a donné naissance à leur premier enfant, un garçon qu’ils ont prénommé Ryan. Celui-ci a été suivi de deux autres, deux filles prénommées Aurora et Isabella.

C’est un sujet qu’ils avaient abordé dès le début de leur relation, bien avant le mariage ; combien d’enfants viendraient compléter la famille ?
Alan était partant pour deux, Rhina pour cinq, un compromis a été trouvé à trois et ils s’en sont tenus à ce chiffre.
C’est un autre sujet sur lequel le couple doit se mettre d’accord, si possible avant le mariage :
Combien d’enfants souhaitent-ils avoir ?

Cela fait maintenant quinze ans que Rhina et Alan sont mariés.
Même s’il y a eu quelques moments difficiles, le couple a surmonté tous les obstacles et il n’a jamais été question de séparation, encore moins de divorce.

Depuis plus de dix ans maintenant Rhina travaille à mi-temps.
Alan se rapproche peu à peu de l’âge de la retraite et d’un commun accord il a été décidé que leurs vieux jours se passeraient aux Philippines.

Le couple a mis suffisamment d’argent de côté pour vivre comme des coqs en pâte et ils ont acheté un grand terrain sur lequel ils vont faire construire leur ‘’Home Sweet Home’’ … pour leur retraite.

Retraite qu’ils se sont fait la promesse d’agrémenter de quelques voyages sur les pays environnants qu’ils ne connaissent ni l’un, ni l’autre. Cambodge, Thaïlande, Laos sont déjà au programme, ils seront très certainement suivis de beaucoup d’autres.

Ceci est l’exemple presque parfait, mais c’est une réalité.

Cela ne s’est pas fait tout seul, cela n’est pas automatique, les deux ont su faire des concessions.

Comme disait Saint Ex, l’amour ne consiste pas à se regarder l’un, l’autre, mais à regarder à deux dans la même direction … ou quelque chose comme ça, les spécialistes auront éventuellement rectifié.

Maintenant si vous épousez quelqu’un qui louche ou une aveugle, une personne dont un œil joue au billard et l’autre qui compte les points, je vous souhaite bon courage pour regarder dans la même direction.

Celui qui part dans le mariage sur la base de ‘’Alea jacta est’’ ou de ‘’Ave Caesar,
morituri te salutant’’ courre au suicide, celui qui joue les gros bras, le dresseur d’esclaves, risque de courir … sans tête, dans ce pays.

 

Expériences, avis, critiques et commentaires sont comme toujours les bienvenus.

 

 

 

Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 


Vous trouverez plus d’information sur la page ‘’Livres’’

 

 

 

 

 

 

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Responses

  1. J’aime cette histoire, j’achète ^^


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