Publié par : tourismedentaire | 14/11/2012

PHILIPPINES … AJUSTEMENT DIFFICILE À MINDANAO !

Avec un ami français qui vit aux Philippines depuis presque deux ans maintenant, nous échangeons régulièrement des courriers.

Pendant près de deux années il a vécu ici totalement replié sur lui-même, pratiquement sans contact avec l’extérieur, concentrant tous ses efforts sur un projet, à mon sens inutile et sans avenir, mais qui lui a permis de survivre, mentalement plus que pécuniairement parlant tout du moins.

Et, tout à coup, pratiquement sans transition, il découvre, avec effarement je le suppose, un monde qu’il ne connait pas, un monde qu’il ne reconnait pas … il ressemble à un nouveau né, un agneau blanc dans une tribu de moutons noirs.

Ses derniers courriers reflètent les difficultés qu’il éprouve à faire les ajustements nécessaires à une vie pleine et bien équilibrée aux Philippines.

Ce en quoi je lui faisais la réponse qui suit.

(Je pense sincèrement que ce post pourra être de quelque utilité à nombre de candidats à une expatriation au pays des 7.107 îles, c’est pourquoi je tiens à vous en faire profiter).

Mon ami se plaignait principalement des relations entre les gens, de ce que les Philippins n’expriment pas directement ce qu’ils ressentent, de leur façon de vivre, de penser et d’agir, de la face cachée de la lune en quelque sorte.

Ce en quoi je lui répondais :

Si tu relis nombre de mes posts, tu pourras voir le  »SIR’’, le Smooth, Interpersonal, Relation, revenir régulièrement dans mes écrits.

J’en parle souvent, car il s’agit d’une notion que nous ne pouvons comprendre, que nous avons difficulté, voire une totale impossibilité à adopter.

Une incompréhension totale pour la majorité des occidentaux, quelque chose qui va à l’encontre de notre nature, de notre culture, de notre façon de vivre.

Philippines îles et plages.

Ne pas faire de vagues, pas d’éclats, de l’huile dans les rouages, tout doit glisser comme sur une pente de glace, pas de conflits ouverts, tout doit être lisse, uniforme, pas d’esclandre, pas un mot plus haut qu’un autre, à peine un chuchotement, que dis-je, tout juste un murmure et encore !

Je donnais comme exemple un Kuya, un frère aîné dont le comportement serait tout à fait déplorable, qui ne respecterait pas sa mère pour illustrer la chose ; et bien, le Kuya reste le Kuya et les membres de la famille, surtout les plus jeunes, devront continuer à le respecter.

Quel exemple !

Aucune chance de les changer à ce niveau, comme dans d’autres du reste, ils ont été ainsi conditionnés, cela fait partie du moule locale, des traditions, des coutumes, du passé, du présent et sûrement du futur.

Autre exemple du système philippin :

Il y a quelques jours j’ai été contacté par un Français qui vit du côté de Dubaï et qui vient de monter, pour un tiers, une ferme d’élevage de ‘’XXX’’, désolé j’ai oublié le nom savant.

Vivre aux Philippines

Marié à une Pinay il souhaite monter la même chose aux Phils et il me demandait des conseils, éventuellement si je pouvais être intéressé.

Ici, j’ai eu deux expériences dans le secteur de la pêche.

1) – la rivière étant sur-pêchée, j’ai proposé de mettre une sorte de système de jachère en place. Pendant six mois, cette portion de 500 mètres de rivière est interdite à la pêche, ceci afin que les poissons, crustacés et autres animaux puissent se reproduire.

Certains venaient la nuit pour pêcher et impossible de leur dire quoi que ce soit,  »c’est pour  nourrir la famille ». Personne ne s’est révolté. Ils ont toujours une bonne raison afin de ne pas appliquer les règles, voire la loi.

2) – Je connais très bien une famille de cinq frères qui sont des spécialistes de la pêche à la  »pussit » ; squid en anglais, calmar ou calamar en français. Ils ont des pièges, des sortes de nasses de bambou, qu’ils posent dans la baie de Manille.

Mise des cages en place entre 12 et 25 / 30 mètres de profondeur. Une corde et un marqueur pour savoir où elles se trouvent.

En gros, sans la main d’œuvre, une cage revient tout de même à plus ou moins 600 / 800 pesos. Ils se plaignaient que leurs cages étaient systématiquement et volontairement détruites. Pillage, destruction à la dynamite ou disparition pure et simple.

Vivre aux Philippines

Ils sont cinq et je leur ai dit de mettre en place un système de surveillance.

Six heures multipliées par quatre ils couvrent la journée, l’un d’entre eux étant en repos.

Non, pas possible de mettre un système comme celui-ci en place, ils ne se font pas confiance … entre frères, imagines ce que cela pourrait être entre voisins, simples relations ou connaissances.

As-tu remarqué qu’il y avait peu d’entreprises avec des associés dans ce pays ?

Oui, de grosses compagnies, ou des entreprises individuelles.

Ceci est un frein très puissant au développement du pays. Le Philippin est extrêmement individualiste, il a toujours peur de se faire avoir, de se faire voler … il a souvent raison !

Pour en revenir à la ferme aux XXX,  j’ai donc fait la remarque que le principal problème résiderait dans le vol, souvent perpétré par ceux chargés de la surveillance. Difficile pays pour le business !

Réflexions, interrogations, sentiments de mon ami qui vit dans le Sud, sur l’île de Mindanao.

Ce matin alors que je sors pour aller voir mes plants de tomates, je constate que mon sac plastique de travail (avec gants plastiques, petits récipients…) suspendu en hauteur a été déchiqueté par les chiens.

Pourtant, cela fait des semaines que je procède ainsi.

Mindanao, montagnes

J’avais fait par ailleurs, hier, une installation pour mettre en hauteur (à l’abri des canards prédateurs qui désormais quittent leurs enclos) mes tout petits plants de tomates, mais auparavant, d’attendre, de faire un test d’une nuit. Et effectivement, il y a eu destruction, mais pas là où je m’y attendais. J’ai donc hurlé et on a bien vu mon mécontentement.

Le jeune chien me craint et il risque encore de prendre un coup à défaut d’une bonne trempe.

Déjà. aux chats que j’ai surpris en train de chaparder, je leur ai fait la fête… J’ai baissé d’un cran et réagit seulement maintenant que si je les vois en hauteur (table, plan de travail de la cuisine) et ils le savent.

La guerre, maintenant que j’ai comme un pied-à-terre en dehors de cette maison à travers mon nouveau jardin (la femme qui me l’a proposé me propose aussi l’hébergement en cas de coup dur là où je suis), a donc commencé après un très long round d’observation.

Cette famille a quitté, alors qu’elle n’avait absolument rien, un hébergement pourtant gratuit, parce que s’installait à côté de cet hébergement le français qui les employait (précédemment obligés d’avoir à quitter, car dans l’impossibilité de payer le loyer).

En effet, suite à un plastique qui se trouvait par terre, ce français avait poussé une gueulante et avait aussi dit qu’il allait égorger toutes leurs poules et les poussins qui attaquaient les fleurs.

Et, pour protéger leurs deux petites filles (11 et 12 ans) qu’il aurait été susceptible de terroriser, cette famille de partir concomitamment à l’installation du français.

Le père a trouvé un terrain pas cher (inondable) et je suis alors intervenu en finançant    totalement l’achat du terrain, puis la construction de la maison.

Malgré la basse-cour (poules, mais maintenant canards), la mère obtient des fleurs toutes mises sur un support en hauteur… tout comme elle a obtenu des filles qui se pensent sortie de la cuisse de Jupiter et ne veulent rien avoir à apprendre de la vie.

Moi j’ai obtenu mes plants de tomates parce, sans le savoir, je me suis lancé lorsqu’il n’y avait ni poules ni canards à traîner… Cette fenêtre de tir s’est depuis refermée.

A noter, ce qui est important, c’est que ma fuite hors du terrain a comme été amorcée par le père qui a défriché l’angle du terrain dans lequel j’ai ensuite étendu l’implantation de mes tomates, lesquels plants ont ensuite été transférés dans un jardin au sol digne de ce nom.

Je constate qu’à l’instant le père est en train de punir les chiens, la chienne venant de recevoir une cuvette d’eau. Je n’ai jamais eu envie de me substituer au père, mais prolonge plutôt ses décisions, leur donnent corps.

Là, j’ai dans le collimateur le fils de 18 ans avec lequel son père a commencé à avoir une tension il y a deux jours.  Ce fils s’occupe des canards. Très bien.

Il y a quelques temps déjà, il se trouve qu’est tombé un sac qui avait été suspendu pour recevoir les déchets métalliques, très bonne initiative.

Mais croyez-vous que ce fils aurait récupéré ce sac pour le repositionner là où il était. Que nenni ! Et j’ai observé le sac disparaissant petit à petit de la vue…

Samedi matin, en enlevant manuellement les mauvaises herbes levant avec mes carottes, j’ai ruminé à propos de ce fils, fils pour lequel on m’a réclamé des sous pour faire sa carte d’identité (faire un stage dans le cadre de ses études de mécanique dont le seul résultat visible pour moi est qu’il sabote le si peu d’outils qu’il y a dans cette famille).

Fatigue (une femme semble-t-il de la haute locale m’a dit que j’étais « industrious ») plus petite dépression atmosphérique auxquelles je suis sensible (je suis rentré juste avant la pluie) et bien, je n’ai pas pu tenir ma langue et j’ai dit à ma copine ce que je pensais du frère.

Elle était là, chut, ne parle pas trop fort et je pense qu’elle ne voulait pas que sa mère entende, ne voulant pas qu’elle soit blessée.

Note : je pense que tout le système tourne autour de cela, ne pas blesser, heurter la mère, voire la sœur aînée extrêmement émotive (une fois le père voulait se venger après avoir esquivé un coup de poing d’un riche voisin puisqu’il pissait sur sa palissade et bien il a dû s’asseoir sur sa vengeance  du fait des larmes de sa fille, fille qui refusait toute mise en place de situation conflictuelle).

Or la mise en place de plus d’ordre passe inéluctablement par un conflit, un heurt… Donc refusant ce qui permet d’intégrer plus d’ordre, on reste au niveau

zéro de l’existence.

En tout cas, ledit frère arrivant, je lui ai demandé, puisqu’il avait le temps de passer son temps devant la télé (câble que je finance), de récupérer ce fameux sac.

Ce qu’il a fait dans la soirée (j’avais, en sus, assuré à ma copine que s’il ne le faisait pas, j’allais lui parler). Par la même occasion, j’ai appris que ledit frère avait évacué les sacs de couches usagées et que cela avait coûté 14 pesos, de transport payé par la sœur.

Comme j’étais un peu remonté j’ai fait : « quand on n’a pas d’argent, on marche et à propos de ses études de faire observer que quand on n’a pas d’argent, on travaille en même temps… » Surtout que je ne vois pas à quoi servent ses études, cela n’apporte rien de positif.

Par exemple, cela aurait dû normalement lui apprendre à compter et à se rendre compte qu’il fallait mieux réserver le riz exclusivement pour les humains et d’acheter par exemple de la brisure de riz pour les chiens et canards …

Mais non, de larges parts de riz cuit, non consommées, allaient pour les animaux, système auquel je tente de mettre fin.

Aucun doute, les études faites par ce genre de type n’apportent qu’une nuisance supplémentaire pour la société, car ils semblent totalement incapables de les valoriser alors qu’on va croire qu’ils sont bons, devenus bons (perte de temps avec eux donc).

Mon sac de travail déchiqueté ce matin et me voilà de penser que, finalement je suis ni plus ni moins dans un groupe de Sans Domicile Fixe (SDF) avec leurs chiens et que la mise en place d’un système productif est incompatible avec une mentalité SDF.

La chose ironique est qu’en 1981 (82?) je me suis rendu au Québec sur les traces de Roland Pigeon. La personne m’ayant le plus mal accueillie (alors que des personnes rencontrées dans la journée auraient pu m’héberger pour la nuit sans aucun problème) a été sa nièce qui m’a mis envoyer dormir dans ce qui s’est révélé être un abri pour SDF…

Me voici donc au même stade et peut-être reprenant le flambeau de la recherche en agriculture…

Donc je suis face à une famille très volatile (il m’a fallu plus d’un an pour approcher les deux petites, pour qu’elles commencent à me répondre… Maintenant je peux jouer avec elles, leur mettre la tête en bas…).

J’étais donc ligoté pour faire toute réflexion, sans parler d’action… Et lorsque j’ai commencé, ma copine m’a rappelé le pourquoi ils avaient fuit le français qui s’installaient à leur côté (j’ai fait savoir que je savais cela).

Oui, ils peuvent penser partir, déserter ce lieu où je suis… ils ont un niveau de confort qu’ils n’ont jamais eu… Et la minable maison dont j’avais fait un reportage et bien pour ma copine, c’est le luxe, vu qu’ils n’ont pu habiter que dans des abris au sol avec très forte inclinaison… voir sur des lieux sans murs.

Je suis sur le fil du rasoir… Mais je vais faire progresser la production autant que je vais le pouvoir.

Donc, comme vous pouvez le constater, notre ami est encore loin, très loin de s’être adapté.

Deux ans, c’est à partir de ce laps de temps que l’on commence à se rendre compte de la différence qui existe entre ‘’eux et nous’’.

Il est impératif de prendre en compte cette considération, ‘’ils font tout comme nous et pourtant pas comme nous’’. Comme nous ils vivent, ils boivent, ils mangent, ils travaillent, ils baisent, ils font des enfants, de la politique, ils conduisent, ils vont à l’église, au cimetière, ils prient, etc. tout comme nous, mais pourtant pas comme nous.

Je ne suis même pas certain qu’ils montent au ciel comme nous, je les soupçonne fortement d’avoir recours à un escalier roulant … c’est pour vous dire !

Le chemin est encore long, mon ami, non pas pour l’adaptation, ceci est quasiment impossible, mais tout du moins pour de sérieux ajustements, ajustements qui vont te permettre de vivre ici, comme un … Vice-roi.

Quelqu’un me disait récemment : « Pour bien vivre ici, il nous faut tout oublier ».

Je n’irais peut-être pas jusque là, néanmoins, un lavage partiel de cerveau peut-être le bienvenu, sûrement bénéfique pour nombre d’entre nous, avant que de nous aventurer au pays des 7.107 îles … ou ailleurs !

Je vous invite à suivre les tribulations d’un Français aux pays des 7.107 îles.

Mon ami Thierry, qui vit à Cagayan de Oro tout au sud sur la grande île de Mindanao,  raconte sur son blog ses aventures philippines et croyez-moi cela n’est pas triste. Cela pourrait servir d’exemple aux futurs expatriés … exemple de ce qui ne faut surtout pas faire.

C’est agréable à lire, marrant pour le lecteur, mais cela a certainement été moins agréable pour celui qui en a été l’acteur principal, Thierry, la vedette de ces aventures.

Le lien pour le blog de Thierry  < http://www.jevisamindanao.blogspot.com >

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

 

Retrouvez moi sur < http://www.expatauxphilippines.blogspot.com > pour plus d’information.


Mon petit livre “101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 


Vous trouverez plus d’information sur la page ‘’Livres’’

 

 

Publicités

Responses

  1. A noter que je n’ai pas de pension et réussi à tenir entretenant pour une grande part une famille de 6 enfants avec parents, 1 bébé, avec 350 euros mensuels (taxe de séjour incluse). C’est vraiment juste : 100 kg de riz par mois,…
    Des Philippines je ne connais pas vraiment de beau paysage (j’ai par le passé vécu dans le lagon de Bora bora, fait la cote est de l’Australie, la cote est du Canada et des USA…). Je suis resté comme aurait dit Maurice Clavel dans le râtelier là où j’ai été vêlé ayant visité un français ayant mis un commentaire sur mon blog défunt. Je suis venu pour 4 mois nullement intéressé par les filles. Mais le 3ième mois, j’ai rencontré chez lui la fille de sa nourrice et de son employé en menuiserie,.. Et voilà… devoir revenir…après un retour de deux mois très laborieux (couvreur en semaine et distributeur de journaux les week-end).

  2. Domi écrit à mon propos : « concentrant tous ses efforts sur un projet, à mon sens inutile et sans avenir. »
    Oui, c’est visiblement tout à fait exact. J’ai donc passé mon temps devant mes ordinateurs, cela durant le temps que mon corps s’adaptait au climat (je vis sans climatisation et la température la plus basse constatée dans la pièce où je suis est de 28°). Je programmais mais surtout j’entraînais mes doigts à taper du texte de façon différente. Je manipulais deux claviers en même temps, l’un sous la main gauche, l’autre sous la main droite, claviers de six touches seulement manipulés avec trois doigts.
    J’ai donc longuement abordé la vie ici du bout des doigts tandis que quotidiennement je me protégeais et l’estomac et les intestins en absorbant du Bolinan et du Bédélix.
    Au mois de juillet 2012, j’ai été avec ma fille et sa mère à Cebu, l’occasion d’une rupture pour passer à autre chose (comme autre voyage j’ai été à Hong-Kong en sept 2011 y emmenant ma copine et sa soeur, toutes les deux enceintes).
    Depuis le retour de Cebu, j’ai commencé la culture de tomate, d’abord sur le lot exigu de terrain où est la maison puis dans le jardin du Barangay, jardin inexploité auquel j’accède en traversant une prairie.

    Là je n’ai plus de protection et c’est à main nu que je manipule la terre (ce que mon père pourtant agriculteur a toujours refusé de faire). Je suis nu pied en sandale et en caleçon (à noter que je suis tombé deux fois le cul dans le ruisseau, les ponts ayant brutalement cédé sous mon poids bien que je faisais très attention).
    Qu’ais-je fait aujourd’hui par exemple (cela pour éviter des généralités et se baser sur des faits concrets) :
    Mon tout premier travail a été de me rendre au jardin pour y déprotéger les plants de tomates, les tout jeunes que j’ai abrité pour la nuit.
    De retour, je met les plantules de tomates au soleil.
    Ensuite, retour au jardin où j’ai enlevé les mauvaises herbes de ma plate-bande de carottes.
    Observation de ce qui y pousse (constat de feuilles jaunes sur les feuilles du bas de quelques plants de carotte).
    Visite de trois femmes de mon jardin (ils n’ont pas l’air d’avoir vue des rangs de carottes : à noter que seule les graines d’ici ont poussé, zéro pour celle de France).
    Transfert de 3 plants de 30 cm… dans un lieu ensoleillé.
    Attache de certaines branches des plants à des tuteurs (j’ai deux plants qui font près de 2 mètres de hauteurs).
    Collecte de deux sacs de bouses (j’en fais un fumier, fertilisant pour le futur).
    Collecte de quelques branches de cocotier tombées…
    Observation de quatre plants implantés chez un voisin qui a un terrain bien ensoleillé.
    Transport de 20 litres d’eau distillés plus 10 litres d’eau en bouteille (pour le bébé), cela d’une seule traite à d’eau d’homme. Evidemment, je ne vais pas vivre les tricikads. J’ai passé l’âge d’être porté comme un bébé, de manger à la cuillère comme ils font… etc…
    Achat d’un produit de traitement pour mes végétaux (j’ai pu compter plus de 100 boutons sur le plus grand des plants mais avec au bout très peu de tomates -je pense que ce plant à bien eu 150 boutons pour une 20taine seulement de tomates en cours. On m’a dit que si je ne traitais pas, je n’aurais rien. Je voulais d’abord voir et il y a quelques jours, j’ai vu une araignée s’occupant d’un des boutons… La coupable ? En tout cas, elle n’a pas survécu au produit de traitement qu’on m’avait apporté et que j’ai testé sur elle. Je veux étendre le spectre de ce dernier d’où mon achat complémentaire de ce jour).
    Et une fois la nuit tombé, quand je suis rentré, je pensais écrire des posts mais me suis retrouvé seul à la maison à m’occuper de ma fille.
    Voilà donc pour cette journée.
    Demain sera un autre jour, autre jour dont je ne connais pas encore le contenu.
    Voilà.

    Je pense qu’on ne peut construire qu’en s’imposant des limites. Ainsi la cellule végétale rectangulaire… qui intègre en elle comme quatre fois trois groupes de minéraux, les fameux 12 biomodérateurs mis en avant par Roland Pigeon (évidemment non officiellement reconnu).
    En jouant avec mes doigts (2 fois 3 doigts et j’avais comme perspective les 2 fois 3 doigts de pied), je tentais symboliquement comme une intégration de ses 12 constructeurs.
    En prolongement de cela, maintenant j’opère au sein d’un enclos fermé de quatre côtés, le jardin du barangay. Là je veux y concentrer la production de plants de tomates pour avoir comme une poussée à l’extension, devant ensuite trouver où placer mes plants pour la production…
    C’est le trip que je poursuis : taille et réduction initiale (d’esprit agricole) dans l’espoir d’un meilleur rendement futur.

    A titre de comparaison, Microsoft au lieu de voir quelques choses de réduit à fait dans le large, le très large avec sa table Surface… Et Android, la surface de vision comparativement toute petite a largement occupé le terrain. Microsoft tente donc maintenant de revenir avec W8 pour cell-phone… Mais ils ont perdu du temps en faisant dans le large… Et moi donc de n’avoir pas par commencé visiter largement les Philippines, cela, se seras éventuellement pour après… C’est la logique que je poursuis !

  3. On aura noté le « à d’eau d’homme »… oui dos d’homme… Cela doit être la fatigue !!! Mais d’accepter de vivre avec dans ce que je veux mettre en place, ce qui est totalement en opposition avec le comportement « incestueux » (ne manquer de rien) que je dénonce.


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :