Publié par : tourismedentaire | 14/09/2013

DU PASSAGE DANS MA RUE !

La rue philippine,

Je vous ai déjà parlé de cette rue animée, souvent bruyante, de cette rue qui joue un rôle primordial dans la vie locale. A la fois aire de jeux pour les enfants, étale pour de petits commerces, lieu de réception, de passage pour les piétons, vélos, pedicabs, tricycles, jeepneys, voitures, bus et camions, elle devient propriété des chiens durant la nuit. La rue philippine est multi rôles, multifonctions.

Mais ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui c’est de ces vendeurs et solliciteurs en tout genre qui passent dans cette rue philippine et qui vont essayer de vous intéresser à leurs produits ou services, de vous vendre un peu de tout et beaucoup de rien.

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Tout commence le matin, en général quand la rue commence à s’éveiller, vers cinq heures, lorsque passent les premiers tricycles bruyants à souhait, emmenant les voyageurs aux terminaux de bus et de jeepneys.

Le premier de tous, le vendeur de pan de sal.
‘’Pan de sal, pan de sal’’, souvent un gamin, mais pas toujours. Les pains de sal, un petit pain salé d’origine espagnole, sont tenus au chaud dans une ‘’glacière’’ de polystyrène. J’aime l’odeur du pan de Sal au petit matin, l’odeur des boulangeries de mon enfance ; vous l’ouvrez en deux, y déposez une noix de beurre, trempez dans votre café au lait ou chocolat … un délice.

Petit problème ces derniers temps, c’est une dame d’un certain âge qui apporte les Pan de Sal. Elle se fait annoncer par une ‘’poire klaxon’’ du plus bel effet sonore, mais à cinq heures du matin le son du cor au fond des bois, pas trop mon truc. A cinq heures, moi je dors et j’aimerais que l’on s’en souvienne.
Surtout qu’il me faut, en jour de semaine, être sur le pied de guerre pour emmener les enfants à l’école.

Pas tous, mais les deux plus jeunes que nous hésitons, suite à un petit accident,  à confier à des chauffeurs de tricycles.

Dans l’heure qui suit ce vont être les vendeurs de Taho qui vont s’annoncer, Taho, Tahoooo, Tahoo …
Le Taho, c’est un peu notre yaourt, mais à base de soja. Les Philippins adorent cela, c’est excellent pour la santé et cela va leur donner des forces pour la longue journée de travail qui les attend.
Le vendeur de Taho vous ne pouvez pas le manquer, c’est celui qui porte deux grands récipients d’aluminium sur une balance de bambou.
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Vous souhaitez y goûter ?
Le vendeur pose au sol les deux récipients qui se trouvaient en balance sur son épaule, ouvre l’un d’entre eux et en sort un petit verre de plastique. Il ouvre le second récipient, jette au-dehors à l’aide d’une cuillère la sorte de petit-lait qui s’est formée et délicatement remplit votre petit verre d’une sorte de crème caillée et laiteuse.

Le premier récipient est à nouveau ouvert, il y puise une sorte de caramel liquide dont il recouvre la crème, quelques grains de raisins secs, un peu de poudre de perlimpinpin et le tour est joué. Mélangez le tout avec le bâtonnet qu’il vient de vous donner et dégustez. Il vous en coûtera cinq pesos.

Entre six et sept heures, ce sont les vendeuses de légumes qui vont passer, celles qui descendent leurs produits de la montagne afin de les vendre sur le marché. En fait pas exactement au marché, en face du marché, de façon à ne pas payer l’emplacement, ou alors un tout, tout petit montant, qu’elles vont donner au placier.

Elles descendent de la montagne à pied, quatre à cinq kilomètres qu’elles effectuent avec leurs grandes bassines posées en équilibre sur la tête. Le long du chemin elles vont essayer de vendre leurs légumes et au cri de ‘’Gulay’’ elles vont essayer de se délester d’une partie de leurs marchandises avant que d’arriver au marché.

Le choix est limité et va dépendre de la saison.
Tomates (kamatis), courgettes (talong), haricots verts qui ont la particularité de faire cinquante centimètres de long (sitaw), papayes vertes (papaya), petchay (une sorte d’épinards), sayuti, luya (gingembre), okra, kalabata, etc.
Parfois quelques fruits, comme papayes jaunes, kalamansi, mangues, melons d’eau, pastèques, goyaves, santols, mais plus rarement.

Puis elles vont s’installer, accroupies en face du marché, leurs quelques produits devant elles.
Au  retour, si les ventes ont été bonnes, elles vont prendre un tricycle pour s’en retourner dans leurs montagnes. Autrement et comme c’est souvent le cas, elles rentreront à pied, en essayant de vendre ce qui leur reste sur le chemin du retour.

Le ‘’boti’’, le récupérateur de verre, papier, carton, ferraille, va, en fait vont, car ils sont nombreux, passer tout au long de la matinée, mais plutôt le de bonne-heure le matin et en fin d’après-midi, en évitant les heures les plus chaudes de la journée.

Puis, en milieu de matinée vont venir les vendeurs d’un peu de tout : antennes de télévision et télécommandes pour celui-ci, ceinturons, couteaux, bolos (le coupe-coupe local) pour celui-là, chaussures et genelas pour un autre, puis cet autre qui propose des matelas en mousse et le plus difficile, ceux qui vendent des meubles en faisant du porte à porte.

Ils s’arrêtent souvent, il faut dire que ces buffets qu’ils essaient de vous vendre, même sans les portes qui seront ajoutées par la suite et si vous achetez, pèsent lourd. Trimbaler ces meubles faits de bois et contreplaqué sur le dos et sous le soleil brûlant des tropiques, ne doit pas être une sinécure.

D’autres vous proposent des jeux de casseroles ou des récipients en aluminium, des assiettes, des plats, des verres, des cuvettes plastiques, des balais, etc.

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En fin de matinée, c’est la vendeuse de spaghetti qui va passer vous proposer un petit snack.
Des spaghettis trop cuits, avec de la sauce tomate sucrée et quelques rares morceaux de saucisses également sucrées … bon appétit !

Des vendeurs de lunettes de vue passent parfois, ceux de lunettes de soleil, climat oblige, plus souvent.

Les réparateurs de parapluie, surtout en cette saison, va passer plusieurs fois par semaine.
Pour une vingtaine de pesos il va redonner une nouvelle jeunesse à l’ustensile, obligatoire en cette période de l’année. Lui passe généralement à vélo.

Idem pour l’affuteur de couteaux et d’outils divers. Son vélo, son moyen de transport habituel, se transforme en l’occasion et d’une manière ingénieuse en meule d’affutage.

Deux fois par jour, c’est le représentant des jeux illégaux qui passe.
Souvent à pied, parfois à vélo.
Vous choisissez deux numéros, entre 1 et 49, vous donnez dix pesos et si vos numéros sortent … vous touchez 2 ou 3.000 pesos. Ce dernier, à Ternate tout du moins, est facile à reconnaitre. Il passe deux fois par jour, il y a deux tirages par jour, en annonçant les numéros gagnants en espagnol. ‘’Dos, trenta y seis’’ par exemple.

Les marchands de glaces, surtout durant l’été, se font entendre de loin.
Pour les petits artisans locaux, c’est au son d’une clochette qu’ils s’annoncent.
Quelques-uns ont investi dans une motocyclette et transportent leurs glaces sur unes sorte de side-car.
Mais les grandes marques ont mis en place des réseaux et leurs vélos, spécialement équipés,  sillonnent les rues des villes au son d’une musique que les gamins reconnaissent de loin.

A partir de quatorze heures et jusqu’aux environs de seize heures, ce sont les marchandes de mierienda, ou leurs enfants, qui vont passer pour vous proposer ‘’pitchi-pitchi’’, ‘’banana-cue’’, ‘’Biko’’ et toutes sortes de spécialités, pour la plupart à base de riz malakit, de bananes ou de noix de coco.

Tous ces petits commerces, ces petits business se pratiquent principalement à pied, les gens marchent, passant d’une maison à l’autre, d’un client potentiel à l’autre.

De plus en plus nous voyons, modernité oblige, de petits commerces nouveaux et motorisés faire leur apparition. Un tricycle équipé d’un side-car, transformé en boutique ambulante.

Cela me remémore les colporteurs qui existaient en Europe, il y a bien longtemps de cela.
Egalement ces camions équipés qui vendaient un peu de tout, mercerie, épicerie, fruits et légumes, qui sillonnaient les campagnes françaises des années 50 / 60.

Bien que de nos jours et dans certains endroits, il existe toujours des commerces ambulants.
Le boulanger, le boucher, l’épicier, font encore des tournées dans les campagnes françaises.

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Aux Philippines nous trouvons ainsi de ces boutiques ambulantes qui vendent des jouets, de la mercerie, des vêtements, mais ils ne font pas de porte à porte, ils s’arrêtent à certains endroits, à vous d’aller au-devant d’eux.

En fin d’après midi, c’est au tour du vendeur de Puto de passer.
Il s’agit souvent des vendeurs qui sont passés le matin avec leurs Taho.
Le système est le même, la différence les récipients d’aluminium sont plus petits et ils vendent le ‘’puto’’ qui est à base de farine de riz vert (green rice).

Et puis nous avons un des piliers du commerce philippin, le ‘’Bombay’’, une institution à lui tout seul.
Du premier janvier au trente et un décembre, qu’il pleuve, vente et même par temps de typhon, passe sur sa motocyclette  le Bombay, ou plutôt devrais-je dire les Bombays.

D’origine indienne, mais tous mariés avec des ‘’Pinays’’, les Bombays se sont spécialisés dans les prêts d’argent. De tous petits prêts, rassurez-vous, mais aux plus pauvres, ce qui permet ainsi à ces derniers de pouvoir monter de petits, de tout petits business.

J’allais oublier, l’acheteur d’or et de métaux précieux qui fait également office de changeur de monnaies. Je n’ai qu’une chose à dire, ‘’La plus grande prudence s’impose’’.
Un petit dernier, qui pour les amateurs a son importance, le vendeur de ‘’Balut’’ !

C’est plutôt le soir qu’il va sévir, quand il fait déjà bien nuit. En général il fait sa petite tournée des bars / videoke du coin puis s’installe là où il y a encore un peu de monde. Sur la ‘’plaza’’ pour Ternate et ce jusqu’à vingt-trois heures, parfois minuit, se trouvent les vendeurs de ‘’Balut’’.

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Et puis nous avons les solliciteurs :
Celui ou celle qui passe faire la quête pour une personne qui est malade et qui ne peut payer la facture de l’hôpital, pour une personne décédée qui ne peut payer ses funérailles, pour une loterie pour l’école locale et pour des centaines d’autres sollicitations plus ou moins légales.

Dans l’éventualité de ce genre de sollicitations, certaines étant légales, il faut savoir que la personne qui sollicite doit être munie d’un document officiel.
Normalement ce document, qui peut être délivré par le barangay local, la municipalité ou le gouverneur de la province, n’est valable que pour une journée. Vérifiez que la personne a sa photo sur le document ou porte au cou une pièce d’identité officielle, que les noms correspondent bien, qu’il s’agit bien de votre barangay ou de votre municipalité et qu’enfin le document ne date pas d’il y a dix ans.
Maintenant que vous savez qui peut passer dans votre rue, si vous habitez ou songez à habiter sur l’archipel, vous savez à quoi vous attendre.

‘’Mabuhay’’ sur l’archipel du sourire !

 

Expériences, avis, critiques et commentaires sont les bienvenus.

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