Publié par : tourismedentaire | 01/03/2014

LES BELLES PLAGES … UNE AUTRE FOIS !

C’est l’ami Lucien qui aujourd’hui va vous parler de son expérience de la conduite sur les routes philippines et des surprises que l’on peut y rencontrer.

En dehors des quelques grands axes balisés, s’enfoncer à travers campagnes, montagnes et routes côtières s’avère, presque à chaque fois, une aventure.

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Lucien qui a déjà écrit sur ce blog, lorsqu’il nous a fait partager son expérience d’une expédition sur Camarines Sur au début de l’année, est maintenant installé à Lipa. Lipa que l’on peut considérer comme une grande ville, se situe à 78 kilomètres au sud de Manille et à l’est du lac Taal. Avec près de 300.000 habitant, c’est une ‘’First Class City’’ de la province de Batangas.

Les parties des côtes battues par les vents, tempêtes et violents courants, présentent rarement de belles plages de sable blanc, où alors il va s’agir de plages temporaires qui vont migrer au gré des éléments.

Donc l’ami Lucien, doté de sa nouvelle monture une Toyota  Avanza, en compagnie de Ruth se lance et s’élance. 

Les belles plages….. ce sera pour une autre fois !
Laiya est une station touristique ‘’huppée’’, tout du moins selon les critères philippins.

Vendredi 15 novembre 2013.

On a décidé de se rendre jusqu’à la mer à Laiya sur la côte sud occidentale de l’île de Luzon et où foisonnent quelques jolies plages aux dires de certains.

Départ sur le coup de midi, un peu tardivement, il est vrai.
Cela relève de la faute professionnelle.
Sur le coup notre objectif change, ce sera uniquement pour découvrir le coin.

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Pour profiter réellement ce sera pour un autre jour à moins de trouver un endroit sympa pour passer la nuit.
Nous verrons.

 Pour y aller, nous devons dans un 1er temps rejoindre la route côtière nommée Lobo-Malabrigo road située à une distance de 50 kilomètres

Ensuite nous devrons longer durant une trentaine de kilomètres cette même route côtière jusque Laiya, notre destination finale avant de remonter par les terres intérieures par une route longue de 60 kilomètres. Total 140 kms.

Quand je le disais que c’était pour aller reconnaître le terrain avant un séjour plus ludique à venir. Quand on sort de la « Plantacion Meridienne » domaine où nous habitons et jusqu’à Ibaan, la route est jalonnée de petites maisons et mêmes des villas parfois un poil cossues.

Ici, on ne sent pas la pauvreté comme en province profonde, la zone semble plus dynamique économiquement parlant et c’est assez propre.
Puis après Ibaan, petite ville anodine, guidés par la tablette Samsung transformée en gps pour l’occasion et avec Google Maps, nous commençons à entrer dans un territoire qui va se paupériser de plus en plus.

Nous amorçons tout à coup une descente courte mais vertigineuse sur une rivière sauvage à l’eau brune douteuse et un petit pont en ciment étroit.

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Endroit lugubre et encaissé dont une des rives est décorée de déchets de toutes sortes.

S’ensuit une non moins vertigineuse remontée puis une redescente lente avec une belle route confortable vers une grande plaine avec des rizières et des champs.

Là devant nous s’étale une barrière montagneuse qu’on va devoir franchir avant de redescendre vers l’océan…..je devrais dire vers la mer de Chine.

L’altitude n’y est pas élevée, à peine 750 mètres mais là où nous sommes dans cette plaine, c’est-à-dire quasi au niveau de la mer, le dénivelé est malgré tout conséquent.

La route montagneuse est assez correcte selon un point de vue philippin et bien asphaltée mis à part quelques effondrements de roche et de temps à autre des nids de poule redoutables.

Donc l’attention est de mise pour la conduite.
La route est très sinueuse aussi, lacets, encore des lacets, montées et redescentes se suivent mais j’y suis à l’aise.

Ruth est un peu étonnée de mon calme et de ma facilité au volant.

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Ben oui… j’ai tellement eu l’habitude de conduire dans les Alpes et autres montagnes d’Europe, ceci expliquant cela.

On s’arrête en plein dans un petit col pour prendre une photo.

Oui, ici aux Philippines vous pouvez vous arrêter sur la route où vous voulez, même dans un col sauf dans un tournant et personne ne vous en tiendra rigueur.

Une belle trouée vers un autre massif qui doit culminer, lui, vers les 900 mètres.
Je prends une photo.

Ruth me fait remarquer un peu d’eau qui pisse en goutte à goutte sous la voiture. Hum… difficile de voir d’où ça vient.

Je décide qu’on verra ça plus loin sur la côte, rien ne sert de traîner ici dans ces coins reculés en montagne.

Cette fois on y est, on a franchi le massif et on descend vers la côte
Les villages ont l’air de plus en plus pauvres et isolés.
Pour une fois… on ne se bouscule pas sur la route.

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De temps en temps, un petit « store » où on vend des fruits locaux aux passants comme nous.
La survie…aux Philippines.

Une dernière petite montée et on arrive enfin à la fameuse route côtière et la Lobo-Malabrigo road.
On s’arrête à un phare.
Le phare de Malabrigo… comme la route.

Non, c’est plutôt l’inverse, c’est la route qui porte le nom du phare…héhé.

Personne aux alentours.

Le phare est fermé mais semble bien entretenu.
Je prends quelques photos.

Ruth me signale qu’il y a un panneau avec interdiction de photographier.
En rigolant je lui rétorque que je ne vois ici personne qui pourrait me mettre en prison.

Le bâtiment de belle facture présente 2 ailes avec au centre une aire où s’élève la tour du phare. De la belle ouvrage on peut dire sur un plan architectural encore que je ne sois pas un spécialiste dans ce domaine.
A l’entrée quelques panneaux d’explication historique.

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Le phare a été construit en 1891 sous colonisation espagnole et érigé par des contractants chinois.

Ironie du sort, c’est petit à petit à partir de cette fin du 19ième siècle que va commencer une rébellion philippine contre les espagnols.

On laisse notre phare Malabrigo car l’heure commence à tourner.

Mais avant de partir je photographie la mer de Chine en vue plongeante où on devine au loin la pointe montagneuse de l’île de Mindoro où se trouve Puerto Galera et Talipanan, sujets anciens de mes chroniques du printemps dernier.

On aborde la route côtière et là, petit désenchantement.
Les premiers kilomètres laissent que peu d’entrées au rivage, même à la vue.
Petites maisons mais aussi des resorts avec des plages privées.

Bon, c’est pas un drame, la route fait encore 25 kilomètres, plus loin cela devrait s’éclaircir en accès.
Et puis quand la route commence à longer de très près la mer, elle se dégrade à vitesse grand V.
Etroite avec des portions en rocaille et gravier où on ne peut rouler qu’à 15 ou 20 km/heure.

Pas évident avec une Toyota Avanza.
Mais on insiste, on continue… on verra bien.

Quelques maisons éparses, quelques taudis aussi jalonnent le parcours.

On voit des gens assis sur la route, un brin loqueteux.
Ont-ils été à la cueillette ?
Mendiants ?

On a une impression de bout du monde ici.
Une panne dans ce coin perdu et on est gros jean comme devant.
On continue, car quand j’ai une idée en tête…

Et puis sur la droite apparaît un resort construit récemment mais qui aura sans doute bien du mal à avoir des clients car le problème ici c’est l’absence de sable sur les plages.
Rien que des pierres à perte de vue sur les rivages.

Bien sûr, le proprio a probablement l’intention d’aménager une petite plage derrière son établissement mais qui ira là, mis à part les filipinos ?

Je ne vois pas d’étrangers accepter un tel décor pour des vacances….que de la rocaille et des gros galets.

Quelques hectomètres plus loin, c’est la déception tout court.
On est obligé d’arrêter.
La route s’est effondrée, un ruisseau des montagnes passant en dessous.

On a bien vu une moto franchir sur le côté le ru tapissé sur le fond de gros graviers, le conducteur ayant dû mettre pied dans l’eau à hauteur d’une bonne demi-roue.

Je décide qu’on ne peut tenter le diable dans un endroit aussi isolé.

Nous n’avons pas un 4×4, seulement une voiture de tourisme et qui est beaucoup plus lourde qu’une moto.
Si jamais on reste enlisé au milieu du gué, qui viendra nous dépanner dans un pareil endroit ?

Je décide par sagesse de rebrousser chemin.
L’excursion s’arrête brutalement.

Nous ne rallierons pas Haiya avec ses plages.
En tout cas pas aujourd’hui.

L’idée de départ était de faire une boucle, c’est impossible.

Dommage.

C’est un peu de ma faute mais Google Maps semblait indiquer une route convenable sur ce trajet côtier.
J’aurais dû acheter une carte régionale avec des détails mais je n’en avais pas trouvé lors de notre dernière sortie au centre commercial.

La prochaine fois, je tenterai au préalable de voir aussi avec Google Earth Pro si le parcours est faisable car ici aux Philippines, c’est pas l’Europe et les routes sont quand même en assez mauvais état, surtout pour celles qui sont éloignées des villes, laissées à l’abandon ou en manque d’entretien.

Juste avant de quitter le littoral, on s’arrête un peu devant la mer.
L’eau semble accueillante mais la plage, quelle misère.
Que des cailloux… et un peu de ce sable brun gris assez repoussant.

Le retour, se fera par le même itinéraire.

A un endroit on doit faire attention pour ne passer sur des nappes en filet où des locaux ont mis du riz à sécher sur la route.

Nous verrons à plusieurs reprises cette méthode archaïque de séchage sur route.

Le soleil commençant à décliner, j’accélère un peu l’allure car conduire dans le noir aux Philippines, c’est pas toujours très sain avec les chiens, le bétail et les gens sur le bord des routes surtout sur les routes qu’on ne connait pas bien.

Comme il fait un peu moins chaud en fin d’après-midi, on aperçoit très souvent des chiens qui se promènent en quête de nourriture ou de rut.

Durant la journée, ils dorment le plus souvent à l’ombre ou s’ils ne dorment pas, ils sont assez apathiques durant les heures chaudes.

Maintenant, il est passé 16h30 et ils sortent de partout.
Deux chiens nous ont marqué lors du retour.
Le premier, confortablement installé en plein milieu de la route d’un petit col, goûtant à sa sieste et laissant le soin aux véhicules de l’éviter.

Nous espérons pour lui qu’il ne tombera pas sur un « méchant conducteur ».

L’autre, c’est au niveau de la discipline.
L’antithèse.

Une famille circulait à la queuleuleu sur le bord de la route avec le chien à l’arrière qui très consciencieusement suivait la famille sans faire une patte d’écart sur la route.
Très discipliné.

Comme je l’avais dit dans mes chroniques du printemps, les chiens ici ont souvent un 6ème sens et se sont admirablement adaptés au trafic des véhicules en tous genres et des dangers qui les entourent.
Vous klaxonnez et ils se rangent immédiatement sur le bas côté.

C’est même surprenant à voir.
Un peu avant d’arriver à Ibaan, toujours aussi anodine, sur une route de campagne, on s’est retrouvé derrière un camion sans bâche convoyant des cochons vers leur funeste destin.
On en entendait hurler certains.
Chaleur, stress ou conscience de l’issue qui les attendait ?

Cela m’a fait tout de suite penser que quelques jours auparavant j’avais vu sur la route un tricycle motorisé arrêté sur le bas côté de la route avec à l’arrière une grosse cage et 3 cochons adultes dedans dans un minimum d’espace vital.
Ces derniers  pouvant à peine bouger sous une chaleur au-dessus de 30 degrés.

Atroce.

Le conducteur du tricycle ayant quand même pris la peine de se ranger à l’ombre d’un arbre.
Je me suis demandé tout à coup si finalement ma vision était la bonne.
Etait-ce moi qui m’inventait cette intention louable du conducteur pour ses cochons ?

Pour m’éviter peut-être confortablement une sempiternelle perception d’une âme grise parmi tant d’autres.

Un petit lien pour expliquer les changements récents des forêts philippines :
http://maretraiteauxphilippines.blogspot.com/2011/05/la-foret-disparue.html

Avis, expériences, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Retrouvez-moi sur :

http://www.expatauxphilippines.blogspot.com

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Chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :

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