Publié par : tourismedentaire | 01/03/2014

LES BELLES PLAGES … UNE AUTRE FOIS !

C’est l’ami Lucien qui aujourd’hui va vous parler de son expérience de la conduite sur les routes philippines et des surprises que l’on peut y rencontrer.

En dehors des quelques grands axes balisés, s’enfoncer à travers campagnes, montagnes et routes côtières s’avère, presque à chaque fois, une aventure.

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Lucien qui a déjà écrit sur ce blog, lorsqu’il nous a fait partager son expérience d’une expédition sur Camarines Sur au début de l’année, est maintenant installé à Lipa. Lipa que l’on peut considérer comme une grande ville, se situe à 78 kilomètres au sud de Manille et à l’est du lac Taal. Avec près de 300.000 habitant, c’est une ‘’First Class City’’ de la province de Batangas.

Les parties des côtes battues par les vents, tempêtes et violents courants, présentent rarement de belles plages de sable blanc, où alors il va s’agir de plages temporaires qui vont migrer au gré des éléments.

Donc l’ami Lucien, doté de sa nouvelle monture une Toyota  Avanza, en compagnie de Ruth se lance et s’élance. 

Les belles plages….. ce sera pour une autre fois !
Laiya est une station touristique ‘’huppée’’, tout du moins selon les critères philippins.

Vendredi 15 novembre 2013.

On a décidé de se rendre jusqu’à la mer à Laiya sur la côte sud occidentale de l’île de Luzon et où foisonnent quelques jolies plages aux dires de certains.

Départ sur le coup de midi, un peu tardivement, il est vrai.
Cela relève de la faute professionnelle.
Sur le coup notre objectif change, ce sera uniquement pour découvrir le coin.

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Pour profiter réellement ce sera pour un autre jour à moins de trouver un endroit sympa pour passer la nuit.
Nous verrons.

 Pour y aller, nous devons dans un 1er temps rejoindre la route côtière nommée Lobo-Malabrigo road située à une distance de 50 kilomètres

Ensuite nous devrons longer durant une trentaine de kilomètres cette même route côtière jusque Laiya, notre destination finale avant de remonter par les terres intérieures par une route longue de 60 kilomètres. Total 140 kms.

Quand je le disais que c’était pour aller reconnaître le terrain avant un séjour plus ludique à venir. Quand on sort de la « Plantacion Meridienne » domaine où nous habitons et jusqu’à Ibaan, la route est jalonnée de petites maisons et mêmes des villas parfois un poil cossues.

Ici, on ne sent pas la pauvreté comme en province profonde, la zone semble plus dynamique économiquement parlant et c’est assez propre.
Puis après Ibaan, petite ville anodine, guidés par la tablette Samsung transformée en gps pour l’occasion et avec Google Maps, nous commençons à entrer dans un territoire qui va se paupériser de plus en plus.

Nous amorçons tout à coup une descente courte mais vertigineuse sur une rivière sauvage à l’eau brune douteuse et un petit pont en ciment étroit.

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Endroit lugubre et encaissé dont une des rives est décorée de déchets de toutes sortes.

S’ensuit une non moins vertigineuse remontée puis une redescente lente avec une belle route confortable vers une grande plaine avec des rizières et des champs.

Là devant nous s’étale une barrière montagneuse qu’on va devoir franchir avant de redescendre vers l’océan…..je devrais dire vers la mer de Chine.

L’altitude n’y est pas élevée, à peine 750 mètres mais là où nous sommes dans cette plaine, c’est-à-dire quasi au niveau de la mer, le dénivelé est malgré tout conséquent.

La route montagneuse est assez correcte selon un point de vue philippin et bien asphaltée mis à part quelques effondrements de roche et de temps à autre des nids de poule redoutables.

Donc l’attention est de mise pour la conduite.
La route est très sinueuse aussi, lacets, encore des lacets, montées et redescentes se suivent mais j’y suis à l’aise.

Ruth est un peu étonnée de mon calme et de ma facilité au volant.

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Ben oui… j’ai tellement eu l’habitude de conduire dans les Alpes et autres montagnes d’Europe, ceci expliquant cela.

On s’arrête en plein dans un petit col pour prendre une photo.

Oui, ici aux Philippines vous pouvez vous arrêter sur la route où vous voulez, même dans un col sauf dans un tournant et personne ne vous en tiendra rigueur.

Une belle trouée vers un autre massif qui doit culminer, lui, vers les 900 mètres.
Je prends une photo.

Ruth me fait remarquer un peu d’eau qui pisse en goutte à goutte sous la voiture. Hum… difficile de voir d’où ça vient.

Je décide qu’on verra ça plus loin sur la côte, rien ne sert de traîner ici dans ces coins reculés en montagne.

Cette fois on y est, on a franchi le massif et on descend vers la côte
Les villages ont l’air de plus en plus pauvres et isolés.
Pour une fois… on ne se bouscule pas sur la route.

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De temps en temps, un petit « store » où on vend des fruits locaux aux passants comme nous.
La survie…aux Philippines.

Une dernière petite montée et on arrive enfin à la fameuse route côtière et la Lobo-Malabrigo road.
On s’arrête à un phare.
Le phare de Malabrigo… comme la route.

Non, c’est plutôt l’inverse, c’est la route qui porte le nom du phare…héhé.

Personne aux alentours.

Le phare est fermé mais semble bien entretenu.
Je prends quelques photos.

Ruth me signale qu’il y a un panneau avec interdiction de photographier.
En rigolant je lui rétorque que je ne vois ici personne qui pourrait me mettre en prison.

Le bâtiment de belle facture présente 2 ailes avec au centre une aire où s’élève la tour du phare. De la belle ouvrage on peut dire sur un plan architectural encore que je ne sois pas un spécialiste dans ce domaine.
A l’entrée quelques panneaux d’explication historique.

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Le phare a été construit en 1891 sous colonisation espagnole et érigé par des contractants chinois.

Ironie du sort, c’est petit à petit à partir de cette fin du 19ième siècle que va commencer une rébellion philippine contre les espagnols.

On laisse notre phare Malabrigo car l’heure commence à tourner.

Mais avant de partir je photographie la mer de Chine en vue plongeante où on devine au loin la pointe montagneuse de l’île de Mindoro où se trouve Puerto Galera et Talipanan, sujets anciens de mes chroniques du printemps dernier.

On aborde la route côtière et là, petit désenchantement.
Les premiers kilomètres laissent que peu d’entrées au rivage, même à la vue.
Petites maisons mais aussi des resorts avec des plages privées.

Bon, c’est pas un drame, la route fait encore 25 kilomètres, plus loin cela devrait s’éclaircir en accès.
Et puis quand la route commence à longer de très près la mer, elle se dégrade à vitesse grand V.
Etroite avec des portions en rocaille et gravier où on ne peut rouler qu’à 15 ou 20 km/heure.

Pas évident avec une Toyota Avanza.
Mais on insiste, on continue… on verra bien.

Quelques maisons éparses, quelques taudis aussi jalonnent le parcours.

On voit des gens assis sur la route, un brin loqueteux.
Ont-ils été à la cueillette ?
Mendiants ?

On a une impression de bout du monde ici.
Une panne dans ce coin perdu et on est gros jean comme devant.
On continue, car quand j’ai une idée en tête…

Et puis sur la droite apparaît un resort construit récemment mais qui aura sans doute bien du mal à avoir des clients car le problème ici c’est l’absence de sable sur les plages.
Rien que des pierres à perte de vue sur les rivages.

Bien sûr, le proprio a probablement l’intention d’aménager une petite plage derrière son établissement mais qui ira là, mis à part les filipinos ?

Je ne vois pas d’étrangers accepter un tel décor pour des vacances….que de la rocaille et des gros galets.

Quelques hectomètres plus loin, c’est la déception tout court.
On est obligé d’arrêter.
La route s’est effondrée, un ruisseau des montagnes passant en dessous.

On a bien vu une moto franchir sur le côté le ru tapissé sur le fond de gros graviers, le conducteur ayant dû mettre pied dans l’eau à hauteur d’une bonne demi-roue.

Je décide qu’on ne peut tenter le diable dans un endroit aussi isolé.

Nous n’avons pas un 4×4, seulement une voiture de tourisme et qui est beaucoup plus lourde qu’une moto.
Si jamais on reste enlisé au milieu du gué, qui viendra nous dépanner dans un pareil endroit ?

Je décide par sagesse de rebrousser chemin.
L’excursion s’arrête brutalement.

Nous ne rallierons pas Haiya avec ses plages.
En tout cas pas aujourd’hui.

L’idée de départ était de faire une boucle, c’est impossible.

Dommage.

C’est un peu de ma faute mais Google Maps semblait indiquer une route convenable sur ce trajet côtier.
J’aurais dû acheter une carte régionale avec des détails mais je n’en avais pas trouvé lors de notre dernière sortie au centre commercial.

La prochaine fois, je tenterai au préalable de voir aussi avec Google Earth Pro si le parcours est faisable car ici aux Philippines, c’est pas l’Europe et les routes sont quand même en assez mauvais état, surtout pour celles qui sont éloignées des villes, laissées à l’abandon ou en manque d’entretien.

Juste avant de quitter le littoral, on s’arrête un peu devant la mer.
L’eau semble accueillante mais la plage, quelle misère.
Que des cailloux… et un peu de ce sable brun gris assez repoussant.

Le retour, se fera par le même itinéraire.

A un endroit on doit faire attention pour ne passer sur des nappes en filet où des locaux ont mis du riz à sécher sur la route.

Nous verrons à plusieurs reprises cette méthode archaïque de séchage sur route.

Le soleil commençant à décliner, j’accélère un peu l’allure car conduire dans le noir aux Philippines, c’est pas toujours très sain avec les chiens, le bétail et les gens sur le bord des routes surtout sur les routes qu’on ne connait pas bien.

Comme il fait un peu moins chaud en fin d’après-midi, on aperçoit très souvent des chiens qui se promènent en quête de nourriture ou de rut.

Durant la journée, ils dorment le plus souvent à l’ombre ou s’ils ne dorment pas, ils sont assez apathiques durant les heures chaudes.

Maintenant, il est passé 16h30 et ils sortent de partout.
Deux chiens nous ont marqué lors du retour.
Le premier, confortablement installé en plein milieu de la route d’un petit col, goûtant à sa sieste et laissant le soin aux véhicules de l’éviter.

Nous espérons pour lui qu’il ne tombera pas sur un « méchant conducteur ».

L’autre, c’est au niveau de la discipline.
L’antithèse.

Une famille circulait à la queuleuleu sur le bord de la route avec le chien à l’arrière qui très consciencieusement suivait la famille sans faire une patte d’écart sur la route.
Très discipliné.

Comme je l’avais dit dans mes chroniques du printemps, les chiens ici ont souvent un 6ème sens et se sont admirablement adaptés au trafic des véhicules en tous genres et des dangers qui les entourent.
Vous klaxonnez et ils se rangent immédiatement sur le bas côté.

C’est même surprenant à voir.
Un peu avant d’arriver à Ibaan, toujours aussi anodine, sur une route de campagne, on s’est retrouvé derrière un camion sans bâche convoyant des cochons vers leur funeste destin.
On en entendait hurler certains.
Chaleur, stress ou conscience de l’issue qui les attendait ?

Cela m’a fait tout de suite penser que quelques jours auparavant j’avais vu sur la route un tricycle motorisé arrêté sur le bas côté de la route avec à l’arrière une grosse cage et 3 cochons adultes dedans dans un minimum d’espace vital.
Ces derniers  pouvant à peine bouger sous une chaleur au-dessus de 30 degrés.

Atroce.

Le conducteur du tricycle ayant quand même pris la peine de se ranger à l’ombre d’un arbre.
Je me suis demandé tout à coup si finalement ma vision était la bonne.
Etait-ce moi qui m’inventait cette intention louable du conducteur pour ses cochons ?

Pour m’éviter peut-être confortablement une sempiternelle perception d’une âme grise parmi tant d’autres.

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Enquêtes et Investigations
Aux Philippines

 

Publié par : tourismedentaire | 16/02/2014

LA MAISON DE MONIQUE … CONSTRUCTION !

Vous vous souvenez certainement du récit de Pascal au sujet du passage du typhon Haiyan sur son petit village, l’endroit où il a fait construire sa maison, dans la province de Capiz au nord de l’île de Panay.

Sa maison, neuve, en dur et construite selon nos normes a bien résisté. Malheureusement il n’en a pas été de même pour de nombreuses Bahai Kobo, ces habitations locales construites à base de bambou et recouvertes de toits de palmes ou de tôles ondulées.

Dans son récit Pascal nous présentait, avec l’aide de quelques photos, l’état dans lequel se trouvaient les ‘’maisons’’ de Monique et de Maricel après le passage du typhon.

Afin de tenir sa promesse de venir en aide à ces deux femmes qui ont des enfants à charge, Pascal a commencé lui-même et sur ses  propres deniers, la construction d’une maison en ‘’dur’’ pour Monique. 

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Ci-dessous l’avancement des travaux de la maison de Monique, ainsi que quelques réflexions que nous livre Pascal sur cette construction.

Toutes les donations, même les plus petites, sont les bienvenues, car après la construction d’une seconde maison similaire, celle destinée à Maricel, Pascal a en projet d’aider d’autres familles qui pour l’instant se trouvent pratiquement à la rue.  

Ci-après les coordonnées bancaires du compte spécialement ouvert par Pascal afin de recevoir les dons.

 

Le suivi du chantier de ‘’la maison de Monique’’.

SUR LE CHANTIER DE MONIQUE

Même si nous connaissons quelques problèmes de livraison  les travaux avancent bien.
Le vrai gros problème c’est lui : le HOLLOW BLOCK (PARPAING).

Rare…très rare ! Objet de toutes les convoitises en ce moment on ne parle que de lui, quand vous arrivez à trouver,  il est tout aussi  difficile de vous le faire livrer. Alors la solution la plus simple et très utilisée ici le  TRICYCLE.

 50  HOLLOW BLOCKS  à chaque voyage.
En plus, celui-ci de tricycle est équipé pour diffuser de la musique.

 Dimanche journée de repos.

LE  CHANTIER DE MONIQUE

                  DEUXIEME SEMAINE

 Avant de vous donner quelques nouvelles du chantier, je souhaiterais répondre à Jean Claude.

Dans son premier e-mail, Jean Claude me tenait ces propos :

« C’est bien dommage que j’ai 75 ans et que les Philippines soient si loin sinon je serais venu t’aider. Car dans ma vie, j’ai construit pas mal de maisons, des solides et bon-marché. »

Ton inquiétude aujourd’hui, cher Jean-Claude, concerne notre HALLOWBLOCK ou plutôt sa taille.

La première fois que j’ai vue les parpaings, ma réaction a été la même que la tienne : ces parpaings me semblent vraiment petits.

GU 20

On m’a expliqué que c’était ici la dimension standard : 10 cm pour l’épaisseur, 20  cm pour la hauteur et 40 cm pour la longueur 

Alors Jean Claude, ne t’inquiète pas, c’est du solide : fer à béton vertical avec un fer à béton horizontal,  tous les 3 rangs de hallowbloc reliés aux colonnes.

Ton inquiétude et ta frustration portaient également sur le fait que je ne puisse te donner des nouvelles de l’association car tu tenais à faire un don.

Je souhaite te dire que tous tes messages d’encouragement sont de très beaux dons.

Le dossier de l’Association est déposé en préfecture. Dans quelques jours, cette association sera effective. Voilà Jean Claude, j’espère t’avoir rassuré.

A tous, une information importante. David et sa secrétaire ont réussi à obtenir le fameux code Swift et IBAN du compte que j’ai ouvert aux philippines.

Voilà donc toutes les informations pour le compte bancaire Philippin.

Account Name: Pascal, Bernard, Raymond CHATEL

Account Number: 1413141363990

Account Type: Savings Account

Bank Name : Metrobank

Branch: Roxas City Philippines

Bank Address: Roxas Ave. Roxas City Capiz Philippines

Swift Code: MBTCPHMM

Iban No.: 03407080868

Comme vous pouvez le voir, les travaux ont bien avancé.

Je voudrais vous faire partager deux moments de vie de ce début de semaine. L’un gênant, l’autre m’a confronté à la réalité de la vie dans les campagnes des Philippines. 

Le premier moment m’a gêné car j’étais seul à en profiter. J’aurai tellement aimé votre présence à tous afin de pouvoir partager cette émotion.

Dans la matinée de lundi, alors qu’elle revenait de bavarder avec un groupe de voisines, Monique ma pris la main, me parlant en Tagalog entrecoupant  sa conversation, à laquelle je ne comprenais rien, de thank you à plusieurs reprises.

Je vous avais déjà parlé de ce contact « manuel » mais sans vraiment en connaitre la sensation. J’ai remarqué à plusieurs reprises des personnes se tenir la main tout en parlant (dans la rue, dans un grand magasin, …). Visuellement, ça fait un peu drôle. 

Mais quand vous avez la chance de vivre cette expérience, c’est une sensation inconnue mais agréable qui s’empare de vous. Un vrai bonheur. 

Il y a ce côté tactile qui donne une profondeur incroyable à des propos que je ne comprenais pourtant pas. 

Le deuxième événement est survenu dans l’après midi de ce même lundi.

 Un petit garçon sur le dos de son frère est arrivé en pleurs sur le chantier. Nous remarquons tous une blessure à sa cheville et le reste du pied est très enflé.
J’ai à peine eu le temps de penser : mince, je suis venu à moto et ça va pas être facile de l’emmener à l’hôpital que déjà Ronni, notre maçon, est auprès de lui.

« Ronni t’es docteur ? »

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Pourquoi  ces mots sont-ils sortis de ma bouche ? Je ne sais pas mais ils sont sortis.
Tout le monde a éclaté de rire sauf moi et le petit garçon qui avait visiblement très mal.
J’ai déjà beaucoup de mal à voir souffrir un adulte alors quand il s’agit d’enfants, c’est encore pire.

Ronnni crie à Monique « Oil Oil ». Monique va vite chercher de l’huile, la donne à Ronni qui masse le pied de notre petit bambin, lui tord les orteils, exécute des rotations de la cheville le tout sous les cris de douleur du petit qui se fait en plus rouspéter parce qu’il pleure. En moi-même je pense « je voudrais t’y voir toi ».

Ceci dure un petit moment puis Ronni arrête ses manipulations, le petit sanglote encore. Ronni demande d’un ton ferme au petit de repartir en marchant. Impossible. Le petit repart comme il est venu sur le dos de son frère. 

Pour l’huile, pas de secret, c’est de l’huile de friture.

En fait, vous l’avez déjà compris, Ronni est le rebouteux du coin. Ici on ne va à l’hôpital que si vraiment on ne peut pas faire autrement.

Comme je ne suis pas tranquille, je vais aux nouvelles du petit dès le lendemain. 

La journée de mardi se passe sans problème. Mais je sens comme un coup de mou sur le chantier. Normal en même temps si on considère les conditions météo : depuis le début du chantier, il tombe des cordes ou il fait un soleil de plomb. L’après midi un travailleur est absent.

Mercredi après midi j’arrive sur le chantier. Darlyn m’accompagne  afin de traduire en tagalog différents points que je souhaite abordés.

Petit oubli. Le matin, nous avions rendez vous avec la DOC : Bébé Jade ne devrait plus tarder à arriver.

Petite surprise sur le chantier. Il n’a pas avancé depuis mardi soir.
Notre Fore Man est un peu embêté. « Harvest time nous dit il » (récolte du riz).

Ronel nous explique que les travailleurs sont partis couper le riz. Moment très important pour eux car c’est l’occasion d’avoir un bon revenu, le travail est dur mais cette période qui ne dure que quelques jours va permettre de rembourser les petits crédits accumulés pendant les périodes sombres.

Les travailleurs sont rémunérés à la journée : 1 sac de PALAY qui se négocie aujourd’hui entre 690 et 705 Pésos suivant la qualité. Rappelez-vous que lorsque Monique travaille, elle gagne normalement 150 Pésos par jour (€ 2,5).

Le prix du sac de Palay est exceptionnellement élevé cette année.

Le chantier de Monique fonctionnera donc pendant quelques jours au ralenti. La date du 24 décembre pour la fin du chantier ne sera pas tenue. Pas grave.

L’important est de ne pas troubler l’ordre des choses, de s’ajuster aux contraintes de la vie.
Il est donc convenu avec Ronel, notre Fore Man, de nous revoir  pour un nouveau point lundi prochain. 

J’espère que toutes ces informations suffisent à votre attente, sinon n’hésitez pas à me poser des questions, je vous apporterais des réponses.

Domy je te ferais parvenir en même temps que tout le monde les informations sur les prix, avec un maximum de détails, merci de ta compréhension.

Ah oui Jean Claude, j’allais oublier, Monique a également mis un Péso au pied de chaque fondation, comme le veut la tradition ici, afin que la maison soit encore plus solide.

Amicalement

 

Pascal

 


Comme je m’en suis longuement expliqué, je me trouve par trop éloigné des zones sinistrées pour être de quelque utilité sur le terrain.
Je pense qu’il est de loin préférable que cela soient des personnes sur place qui puissent prendre les décisions, surveiller, contrôler et s’occuper du suivi des chantiers.

Mes seules interventions consistent à acheter et à faire parvenir sur place les outils et accessoires qui ne sont pas disponibles sur place ou vendus à des prix prohibitifs du fait de leur rareté. Marteaux, pinces, tenailles, truelles, scies, clous et vis, etc.

Comme je m’y attendais, c’est à chaque fois la même chose, une fois le battage médiatique terminé, l’on oublie. Mais ces gens, pauvres au départ, sont laissés à eux-mêmes, sans aucun travail, donc sans revenus !

En majorité fermiers ou pêcheurs, ils ont tout perdu, plus particulièrement leur gagne pain.

Les cocotiers sont à terre et il faudra entre cinq et dix ans avant qu’une nouvelle génération d’arbres puisse produire des noix, une partie du bétail et des animaux de ferme sont morts. Les barques sont transformées en débris de bois, les moteurs enfouis dans la vase ou le sable et les matériels de pêche ont disparu.

Comment dans ces conditions, sans même un toit pour s’abriter des intempéries, peuvent-ils, sans aucune aide, survivre et surmonter cette difficile épreuve ?

Pour l’urgence, nous n’étions nullement équipés afin de répondre aux besoins des populations et nous avons laissé cela au gouvernement et aux associations spécialisées.

Même si l’action de ces dernières peut être critiquée sur plusieurs aspects de leurs interventions, elles sont habituées, équipées et mieux organisées que nous pour répondre à l’urgence.

Mais ce peut être maintenant, grâce à votre aide, que nous pourrions être utiles à ces familles livrées à elles-mêmes. Offrir à plusieurs familles un toit. Une petite maison individuelle en dur qui les protégerait de la fureur d’un nouveau typhon, voire plus simplement des pluies diluviennes qui s’abattent régulièrement sur ces régions.
Je le répète, il n’y a pas que les gens de la ville de Tacloban qui ont été sévèrement touchés, mais de ces derniers, de ces villes et villages qui ont totalement disparus, l’on ne parle jamais, ou si peu.   

Raymond, un citoyen Belge, a entrepris une action similaire sur l’île de Leyte, non loin des villes de Tacloban et Ormoc, je vous en parlerai plus en détails très prochainement.

Les zones les plus touchées par le typhon, moins de cinq pour cent du territoire, sont parmi les plus pauvres provinces de l’archipel, des endroits peu touristiques. Mais le reste du pays a conservé tout son charme et sa beauté.


Je vous souhaite, à tous et à toutes, de passer de joyeuses fêtes de Noël, une petite pensée pour les victimes du typhon le plus puissant ayant jamais atterri sur des îles.


Pour ceux qui souhaiteraient joindre Pascal :
pascal.chatel@yahoo.com

Avis, expériences, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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Chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :

Pseudo < dtesteil737 >

 

                 “Épouser une Femme Philippine”,LIVRE 3

 

                                     sous titré, 

            Chercher Trouver et Marier une Pinay,

 

 

S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie. 

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Publié par : tourismedentaire | 09/02/2014

LES COCOTIERS SONT À TERRE !

Pour les 600.000 personnes qui ne vivaient que de leurs plantations de cocotiers, le réveil est brutal.

Tous les arbres sont à terre, brisés comme des bouts d’allumettes. Les quelques troncs encore debout ne porteront plus jamais de noix et sont bons pour l’abattage. Entre cinq et dix ans avant que les plantations puissent à nouveau produire et donc générer des revenus pour les fermiers. Mais les gens ont besoin de manger chaque jour ! Il va falloir trouver une solution de remplacement, faire pousser des cultures alternatives.

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Oui, mais lesquelles ? Et à la condition que les terres soient propices à ces nouvelles cultures. Des légumes ? Est-ce possible et y a -t-il des débouchés ? Des bananes, oui mais au moins un an avant d’obtenir un régime et là encore, y a-t-il des débouchés ? Le maïs demande énormément d’eau, je ne suis pas certain que celle-ci soit disponible en grande quantité sur Samar et Leyte.

Une culture alternative, le temps que les plants de cocotiers atteignent leur maturité. Un challenge pour ces fermiers, mais également pour le gouvernement ! Comme je le dis souvent, comme je le remarque à chaque fois qu’une catastrophe naturelle frappe une région du globe, une fois le battage médiatique retombé, les gens sur place se retrouvent presque toujours livrés à eux même, souvent sans rien.

Pourtant, c’est maintenant qu’ils vont avoir besoin d’aide tous ces fermiers et pêcheurs qui ont tout perdu ! Le super typhon qui a traversé le centre de l’archipel des Philippines a dévasté une vaste région de terres agricoles essentiellement plantée de cocotiers, éradiquant d’un seul coup le seul moyen de subsistances de dizaines de milliers de petits exploitants.

« Tout est parti », nous dit Glen Mendoza en nous montrant la multitude d’arbres renversés, hachés, de ce qui s’avérait être une petite, mais excellente plantation de cocotiers. Une petite plantation qui a fait vivre correctement sa famille durant des dizaines d’années et qui en quelques petites heures s’est volatilisée, qui a totalement disparue. Ma fille va devoir cesser d’aller à l’université, nous dit-il, ces arbres étaient notre seule source de revenus et maintenant qu’ils sont partis … Etonnement sa première pensée est pour sa fille qui ne pourra poursuivre ses études à l’université ! Alors que, sauf à recevoir une aide alimentaire, il n’a rien pour nourrir sa famille ce soir.

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Le sort de G. Mendoza est partagé, non seulement par les agriculteurs de sa ville de Burawin, mais également par des milliers d’autres à travers la grande île de Leyte. Car Leyte c’est avant tout une province de plantations de cocotiers, pratiquement la seule et unique industrie de la province.

Leyte représente un tiers de toutes les noix produites sur l’archipel. Le problème particulier de ces fermiers est qu’il n’y a pas de solution à court terme à la perte de leurs exploitations, donc à la perte de leurs revenus. Il est possible de replanter immédiatement, à la condition toutefois de trouver des plants et d’avoir les moyens de les acheter. Mais, selon la variété, il faudra attendre entre cinq et dix ans avant que les premières noix arrivent à maturité.

Il y avait plus de 208.000 hectares de plantations et plus de 22 millions d’arbres sur Leyte avant le passage de ‘’Yolanda’’, combien en reste-il aujourd’hui ? Ces 22 millions d’arbres faisaient vivre 122.000 familles, soit environ 600.000 personnes, nous dit Joël Pilapil un fonctionnaire de la Philippine Coconut Agency.

Nous n’avons encore aucune estimation fiable sur l’ampleur des dégâts, mais les rapports que nous avons reçu, les photos aériennes, aussi bien de Leyte que de l’île voisine de Samar, racontent la même histoire. Les cocotiers sont renversés, cassés, cisaillés, fauchés par le typhon qui est passé sur la région le 8 novembre dernier. Cela fait 21 ans que je travaille dans l’industrie de la noix et c’est la première fois que je vois un tel désastre.  »Ca fait mal » … les familles de planteurs de noix vont souffrir de la faim, nous dit Cipriano Alibay, un agriculteur de la ville de Dagani non loin de Burawin.

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Il avait pour habitude de récolter 3000 noix tous les trois mois sur sa petite exploitation de deux hectares aujourd’hui entièrement détruite. Mon investissement est parti, il a disparu et je ne sais pas quoi faire maintenant, ajoute-t-il. Selon Pilapil, le gouvernement est prêt à fournir gratuitement des semences, mais le sol doit d’abord être nettoyé, il faut enlever les milliers d’arbres de branches et de débris qui recouvrent la terre.

Les bâtiments sont détruits, il va falloir les reconstruire. Les quelques arbres qui sont encore debout n’ont aucun espoir de porter un jour des noix, il va falloir les abattre. Tout ceci va prendre des mois, de plus nous n’avons pas d’argent et aucun revenu en vue. Certains des arbres abattus pourront fournir le bois nécessaire à la construction de maisons, en remplacement de celles détruites par le typhon.

Mais les fermiers ne sont pas les seuls touchés, c’est toute la filière noix qui est détruite. Prenons l’exemple de Rodolpho Ortega, 54 ans, un intermédiaire qui achetait le coprah aux exploitant afin de le revendre aux minotiers ; il n’a plus d’emploi.

Le coprah, transformé, est utilisé dans la fabrication de nombreux produits, comme les savons et shampoings. Il faudra probablement une dizaine d’années avant que les planteurs se remettent de la tragédie, nous raconte Ortega, alors qu’il se trouve paresseusement installé sur la devanture de son magasin dans la ville de Dagami.

TYP 1

Il y a tant de gens qui dépendent exclusivement de cette industrie, que le gouvernement doit agir rapidement s’il veut éviter de graves conséquences sociales. Les gens n’ont pas d’argent de réserve, si de plus ils n’ont pas d’emplois, cela peut créer de graves problèmes sociaux, ajoute Ortega.

Le gouvernement devrait apprendre aux agriculteurs a planter des cultures de remplacement en attendant la que les jeunes plans poussent.

Pour Alibay, exploitant de la noix, il n’y a d’autre choix que de continuer. « Nous devons être forts afin de survivre », dit-il.

Avis, expériences, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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